09/02/2013

Fusion des Caisses de retraite ! NON, NON et NON

1) Prise de position officielle de notre Comité sur ce sujet 

2) coup de gueule du Président


Il faut refuser la fusion des caisses de retraite. Elle va coûter aux contribuables 6,4 milliards sur 40 ans soit 160 millions par année sans assurer la pérennité de la « nouvelle » caisse  qui continuera avec les mêmes problèmes. Gérer une caisse de pension à l'ancienne (primauté des prestations) n'est plus possible, tant la Confédération que les entreprises l'ont compris depuis longtemps et ont passé au système de la primauté des cotisations, système équitable qui garantit des prestations cohérentes de retraite aux retraités.

 - La solution genevoise que l’on nous demande d’approuver est un gouffre et ne résout pas le problème financier global qui sera simplement repoussé à plus tard (nouveau gouffre). On n'a pas le droit de faire supporter cette charge à la génération suivante. Nous devons être équitables envers les citoyens contribuables et les fonctionnaires.

 - Seules des mesures structurelles pourraient résoudre le problème, comme les ont prises la Confédération et les entreprises, soit passer au système des cotisations en sauvegardant strictement les droits acquis au niveau de la prévoyance sous le système actuel, revoir l’âge de la retraite, revoir la répartition des contributions.

 - Ces mesures devront et pourront être mises sur pied après le refus de la solution proposée aux électeurs. Le Grand Conseil disposera alors de dix mois pour trouver une solution.

 Votez NON pour éviter le désastre et protéger tant nos enfants que les fonctionnaires, dont les retraites ne pourront pas être assurées par le système proposé !

 

Au nom du « Comité Halte aux déficits »   

Le Président : H. Ehrsam


Vous trouverez différents documents sur notre site : http://www.halte.ch/geneve_2013/frame_geneve_2013.htm

Coup de gueule personnel qui n’engage que moi-même :

L'entêtement comme l'aveuglément idéologique sont des facettes de la bêtise humaine qui, dans le monde politique, peut causer de graves préjudices à la population.  En période électorale, pour garantir sa place de député, certains ne veulent surtout pas décevoir une castre de citoyens que l'on appelle fonctionnaire, non pas ceux qui se consacrent à leur travail mais ceux qui, à l’intérieur du système, passent leur temps à manipuler les autres. Quels sont les partis qui peuvent prétendre n'avoir pas de tel représentant comme courroie de transmission dans le système ? (J’ai et je serai toujours opposé à l’élection des fonctionnaires car on ne peut pas être des deux cotés de la barrière, il y a un choix à faire).

Il y a quelques années (env. 1990), un député Raoul Baehler, avait attiré l'attention de ses collègues du Grand-Conseil qu'il fallait éviter de dépenser sans compter et qu'il fallait faire des réserves, car les prochaines années pourraient ne pas être aussi bonnes. On ne l’a pas écouté et notre dette dépasse les 11 milliards soit 23'996 par habitant ! (sans compter celle des caisses de pension, etc) !

Depuis 2005, notre membre du bureau et ancien président, monsieur Claude Marcet qui fut alors député, a fait des interventions en mettant en garde ses collègues concernant la situation financière des caisses de pension et, là non plus, personne ne l'a écouté et maintenant on est devant une situation inextricable, c’est si facile de mettre la poussière sous le tapis et d’attendre que d’autres passent l’aspirateur ! (voir notre site www.halte.ch)

Le bon sens d'un certain économiste, John Maynard Keynes, disait qu'il fallait faire des réserves lors des bonnes années afin de pouvoir les utiliser afin de relancer l'économie en cas de mauvaise conjoncture. Malheureusement, une certaine cupidité d’une partie du monde politique n'a pas réussi à en faire sa devise. Je rappelle que c'est ce que l'on demande aux familles, ne pas dépenser plus que ce que l'on gagne ! Faites ce que je dis, mais pas ce que fais ! (Oui, c’est vrai, à gauche comme à droite on prétend que l’on ne gère pas l’Etat comme une entreprise. AH ! AH ! La preuve, on voit où l'on en est !)

Il y a déjà quelques années que je suis dégoûté de la politique à Genève et que faire partie d’un parti ne m'intéresse plus, mais cela ne m'empêche pas d'avoir des amis dans ces derniers. Aux seules personnes qui me semblent être de bons gestionnaires, j’accorde ma voix car il faut aller voter. L'abstention n'est pas une solution, car on s’enlève le droit de rouspéter ! Le vote "blanc" est décompté, mais pas pris en compte ; il peut, toutefois, donner à nos édiles, un signal sur la réelle exaspération de nos concitoyens !(et là, on n'arrêtera pas de dire que les abstentionnistes s'en foutent)

En conclusion, la vraie démocratie sera le jour où l'on me proposera une liste avec tous les candidats prétendant à un siège dans les hémicycles législatifs ou dans les exécutifs et que je pourrai faire un grand trait sur les noms des incompétents et des bavards. Chacun d'entre-nous, ne sommes-nous pas, en effet, les patrons de ce système ?

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