19/11/2011

En passant de « Au théâtre ce soir » au « polar » !

Quelle horreur ! Prise d’otages dans notre bonne vieille République.

 

 

 


Ce vendredi, j’ai assisté à la plus burlesque des représentations en cette République, celle de la séance du Grand-Conseil. J’ai bien rit !  entre le Président du Grand-Conseil qui, exaspéré, lâche quelques mots au micro que je ne répéterais pas, les bruits de bottes et les croisements de fer entre les frères ennemis l’UDC et le MCG en passant par la montée aux barricades du PDC voulant même appeler les forces de l’ordre pour éjecter le président du MCG et le cinéma des Verts remis souvent à l’ordre.  La majorité s’est estimée prise en otage et j’en tremble, encore, de peur. Allait ‘il se taper dessus comme au parlement italien ! OUF ! Après le retour du bureau, les débats continuèrent sans un seul bruit et à grande vitesse.

La quantité de futiles motions d’ordre qui furent  « la goutte qui fît déborder le vase » et qui amena, sous l’impulsion d’une députée, la majorité de circonstance à « enfin » museler  le « trublion ». Résultat des courses. le  pauvre parti socialiste aussi dans l’opposition fut à son tour muselé par la force des choses. Quant à moi, frustré de n’avoir pas pu entendre tous les arguments des uns et des autres espère que le référendum que l’on nous a promis permettra de corriger ça. (Muselé, si j’avais été à la place du MCG, au lieu de bloquer les débats, je me serais, dignement, retiré de la séance)

Il faut relever que les « Verts », comme de bons soldats, furent tous ensemble derrière leur Conseiller d’Etat David Hiller ! Toutefois, je me suis posé une question, ne serait-ce pas une stratégie de se positionner plus au centre en votant avec eux, celle de couper l’herbe sous les pieds d’une possible montée d’un parti Vert-libéral à Genève ?

Pour ma part, comme d’habitude, la majorité comme l’opposition avaient des arguments tout à fait valables et cela reflète bien la complication pour le citoyen de choisir un parti donc vaut mieux s’abstenir et attendre les autres moyens, comme le référendum ou l’initiative, pour s’exprimer. Pour cette séance du Grand-Conseil, avec un plus d’intelligence et de pragmatisme il n’y avait qu’un  verbe à changer : «  doit au lieu de peut »  pour mettre fin à ce cirque !  Question terre à terre, combien cela a couté en plus aux contribuables en jetons de présences ?

Il est indéniable que 3 représentants de parti dans ces institutions pouvaient sembler à la limite de la démocratie pour les partis minoritaires. La validation par le Grand Conseil n’aurait’ il eu pas été une bonne solution et bien plus démocratique ? 

Il est vrai que pour HAD la participation de politiciens dans des directions d’Institutions étatiques posent problèmes par rapport à des positions, souvent, idéologiques  intransigeantes des uns et des autres ! La bonne gouvernance voudrait que l’on se repose aussi bien sur des gens du terrain que sur des personnes avec des compétences bien définies par rapport au but poursuivi par l’institution. Ces dernières doivent apprendre à connaître parfaitement tout les rouages de l’entreprise avant de prendre leur fonction. Pour finir, j’ai fini par rire jaune en pensant au 15 et 16 décembre, le vote du budget !  Si les séances étaient du même acabit ce serait grave pour notre Canton.

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