01/09/2011

La Ville de Genève se noie dans le trop d'argent ?

Dès que l'on a de l'argent, pourquoi vouloir le dépenser tout de suite ?

 


La Ville de Genève a trop d'argent et ne sait pas quoi en faire ai-je entendu,ce matin, à la radio suisse-romande !  Dans la tribune de Genève, un article intéressant nous donne la position de différents partis dont certains veulent une baisse d'impôt, est-ce vraiment le moment le plus propice ? Les contribuables vont-ils dépensés cet argent  ou comme toute personne prudente, l'économiser pour des jours plus difficiles ?

Il semble qu'un seul parti, les verts, prône le remboursement de la dette tournant toujours autour de 1 milliard 400 millions et il a raison. Pour HAD, on devrait aller plus loin, mettre la moitié de l'argent disponible dans un fond de réserve conjoncturel si nous ne voulons pas voir à nouveau des déficits dans les années à venir. Les politiciens, eux-mêmes, commencent à dire des vérités comme quoi la conjoncture sera difficile tandis qu'une majorité d'économiste pensent que la progression conjoncturelle sera plus lente ces prochaines années en fait les économies plus difficile à faire.

J'ai de gros soucis pour l'évolution des comptes de la ville quand je vois l'estimation des recettes prévues pour la ville. En 2010, les recettes se montaient à 839 millions, année ou un semblant de reprise s'était amorcée, 833 millions (-5) prévu pour 2011 OH ! Là, avez-vous pensé à réviser votre estimation vu les problèmes actuelles ? (Les fonds de pension sont à même de donner une indication sur les pertes dus aux mouvements boursiers et monétaires)  Que cela ne tienne, j'ai un frisson dans le dos quand je vois les prévisions pour 2012 de l'ordre de 889 millions soit plus de 56 millions car il ne faut pas être trop sorcier pour deviner que ce niveau ne sera pas atteint à moins que je me plante complètement !

La prudence voudrait que l'on mette le niveau, au moins, à celui de 2011, soit 833 millions.

Messieurs les conseillers municipaux ! au travail, afin de recalculer le budget 2012 quant au budget 2011 déjà adopté l'année dernière, une réserve conjoncturelle serait à même de compenser les fortes différences possibles avant d'effectuer des dépenses supplémentaires.

Herbert Ehrsam

 

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Commentaires

Oui la ville de GENEVE a trop d'argent,depuis des annèes,le conseil administratif dèpense sans compter et celà continue,rèsultat,diminuer de 2unités le nombre de centimes ou reduire la taxe prof.

Écrit par : chauffat albert | 01/09/2011

Monsieur A. Chauffat,
On pourrait dire qu'il y a deux lignes phylosophiques, celle politique de la majorité qui a été élue pour appliquer ses promesses et celle de la gestion des excédents. Il est normal que la minorité monte au créneau par rapport à l'utilisation des recettes mais le peuple a décidé ainsi en votant pour un camp au lieu de l'autre et HAD ne peut que s'incliner devant le choix du Souverain ou ne serait pas crédible par rapport à notre système démocratique. Par contre, dans le créneau "utilisation de l'excédent" HAD trouve innaceptable d'avoir une dette si élevée et c'est sa priorité, son remboursement lors de bonnes années. La pluspart d'entre-nous sont des Keynésiens !
Herbert Ehrsam

(PS: voilà un exemple de dépenses "neutres" scandaleuses : On refait un trottoir, je demande pourquoi on ne fait pas l'abaissement et on me répond que ce n'est pas prévu ! trois mois plus tard, on redémonte tout et on fait l'abaissement. 2 fois, dans le quartier de la Servette ou j'habite !)

Écrit par : Herbert.ehrsam@bluewin.ch | 01/09/2011

@Herbert Hersam,ce que vous écrivez ne date pas d'aujourd'hui Genève a toujours été considéré par d'autres cantons Romands comme l'empécheur numéro 1 de tourner en rond,ces habitants de vraies girouettes n'ayant qu'un plaisir donner des ordres et des interdits aux autres pourvu qu'eux puissent continuer de vivre selon leurs désirs et surtout les premiers à quitter le bateau Helvétie pour laisser aux autres le soin de se mouiller ,Genève déteste les complications et les obligations préférant les intimer à d'autres et continuer de *rouscailler* quand plus rien ne va!certaines écoles de recrues en ont gardé quelques souvenirs et pas forcément des plus plaisants pour les Jurassiens.

Écrit par : elena | 01/09/2011

Chère Elena,Vous avez certainement raison mais étant né il y a presque 60 ans dans ce canton, je crois pouvoir dire qu'avec les brassages sociaux-culturels aussi bien provenant de différents cantons suisses que de l'étranger,l'esprit genevois c'est bien estompé ! Si j'étais plus jeune, je regarderais surement des lieux plus sympas et propres pour m'établir.
Souvent c'est le carcan idéologique plutot que le bon sens qui politise tout à Genève. Déssolé pour nos genevoiseries mais que peut-on faire !? Je finirais par ce clin d'oeil, pourquoi ne faisons-nous pas de parachutisme ? c'est que nous sommes tellement gonflés que l'ont remonteraient ! Ville internationale, ville de paix ! etc. AH!AH!
Cordialement
Herbert Ehrsam

Écrit par : Herbert Ehrsam | 01/09/2011

Cher Herbert,

Tous les indicateurs montrent à quel point Genève s'est paupérisée.

Ce que vous voulez c'est saigner la bête Etat. Par idéologie. Le reste, rien à faire.

Je me souviens d'un professeur d'économie qui me disait, les finances publiques, c'est pas pour les vieux os.

A méditer.

Écrit par : flichy | 01/09/2011

Vous avez raison sur ce point, les prévisions de croissance ont été faites en juin dernier, et devront donc être corrigées.

Par contre, si j'ai bien suivi mes cours d'économie de base, n'est-ce pas aux collectivités publiques de s'endetter en période de crise économique? Donc investir, et non pas rembourser la dette?

Amicalement, Olivier.

Écrit par : Olivier Francey | 01/09/2011

Vous avez raison sur ce point, les prévisions de croissance ont été faites en juin dernier, et devront donc être corrigées.

Par contre, si j'ai bien suivi mes cours d'économie de base, n'est-ce pas aux collectivités publiques de s'endetter en période de crise économique? Donc investir, et non pas rembourser la dette?

Amicalement, Olivier.

Écrit par : Olivier Francey | 01/09/2011

Cher fléchy,
J'ai de la peine à comprendre votre commentaire. Si je dis qu'une partie du surplus doit être utilisé pour payer la dette ou faire une réserve conjoncturel, c'est bien laisser les possibilités d'emprunter plus-tard ou comme une réserve conjoncturel en cas ou la crise serait pire qu'aujourd'hui ! Si je voulais saigner la bête Etat, je demanderais que tout soit retourner au contribuable par une baisse d'impôt. Par contre, je posais la question à ceux qui proposent d'augmenter les impôts si cela est opportun maintenant !?
Bien à vous
H. Ehrsam

Écrit par : Herbert Ehrsam | 01/09/2011

Cher fléchy,
J'ai de la peine à comprendre votre commentaire. Si je dis qu'une partie du surplus doit être utilisé pour payer la dette ou faire une réserve conjoncturel, c'est bien laisser les possibilités d'emprunter plus-tard ou comme une réserve conjoncturel en cas ou la crise serait pire qu'aujourd'hui ! Si je voulais saigner la bête Etat, je demanderais que tout soit retourner au contribuable par une baisse d'impôt. Par contre, je posais la question à ceux qui proposent d'augmenter les impôts si cela est opportun maintenant !?
Bien à vous
H. Ehrsam

Écrit par : Herbert Ehrsam | 01/09/2011

Monsieur Olivier Francey,
Vous avez tout à fait raison mais il est indispensable pour l'instant de diminuer une partie de la dette car la situation est négative à moyen terme et il faut peut-être attendre un peu pour connaître la situation exacte avant de griller toute ses cartouches c'est pour ça que je parle de la moitié de l'argent disponible, le reste pour des investissements.
Mes propos sont surtout pour indiquer de ne pas se précipiter à tout dépenser ou baisser les impôts dans un but électoraliste. Il me semble que les finances du Canton et des grandes communes vaudoises sont surement moins endettées mais je n'ai pas les chiffres sous les yeux.
Cordialement
Herbert Ehrsam

Écrit par : Herbert Ehrsam | 01/09/2011

Monsieur Olivier Francey,
Vous avez tout à fait raison mais il est indispensable pour l'instant de diminuer une partie de la dette car la situation est négative à moyen terme et il faut peut-être attendre un peu pour connaître la situation exacte avant de griller toute ses cartouches c'est pour ça que je parle de la moitié de l'argent disponible, le reste pour des investissements.
Mes propos sont surtout pour indiquer de ne pas se précipiter à tout dépenser ou baisser les impôts dans un but électoraliste. Il me semble que les finances du Canton et des grandes communes vaudoises sont surement moins endettées mais je n'ai pas les chiffres sous les yeux.
Cordialement
Herbert Ehrsam

Écrit par : Herbert Ehrsam | 01/09/2011

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